Pourquoi faire un bilan neuropsychologique?

Qu’est-ce-qu’un bilan neuropsychologique? En quoi ça consiste ?

La neuropsychologie étudie la relation entre les processus cérébraux et le comportement. Elle implique aussi l’évaluation et la réhabilitation de patients avec des altérations neurologiques diverses.

Pour faire une évaluation neuropsychologie, on prend en compte différentes fonctions cognitives comme l’orientation, la praxie, la gnosie, la mémoire, le raisonnement, l’attention et les fonctions exécutives.

  • L’orientation : il s’agit de l’expression des connaissances qu’une personne a d’elle même et de son environnement.
  • Les praxies : ce sont les habiletés motrices acquises. Cela inclut de savoir positionner ses doigts d’une manière déterminée, savoir s’habiller ou dessiner un cube. Les praxies se chargent de l’exécution de taches volontaires comme le repassage ou la couture mais aussi de l’exécution de gestes symboliques.
  • La gnosie : la gnosieest la possibilité, la capacité qui permet de reconnaître, de percevoir, grâce à l’utilisation de l’un des sens (toucher, vue etc.) la forme d’un objet.
  • Le langage : écrit et oral. Lire, comprendre, écrire, nommer les objets. .
  • La mémoire : elle est considérée comme l’un des aspects les plus importants pour la vie quotidienne de l’être humain. Elle reflète nos expériences passées, elle nous permet de nous adapter aux situations présentent et guide nos actions futures. Il existe différentes étapes : une phase de rétention et d’enregistrement durant laquelle le sujet reçoit l’information ; une phase de stockage et de conservation de l’information et une phase de récupération du souvenir stocké. Le temps durant lequel nous pouvons stocker l’information varie de quelques secondes à des mois voire des années.
  • Le raisonnement qui permet la prise de décision, l’argumentation, la démonstration ou la confirmation d’une hypothèse.
  • L’attention qui est la capacité de concentrer volontairement son esprit sur un objet déterminé
  • Les fonctions exécutives : l’ensemble des capacités cognitives qui permettent l’anticipation et l’établissement d’objectifs, la mise en place de plans d’action, la mise en route des activités, l’autorégulation et le suivi des tâches, la sélection des comportements et conduites adéquats, la flexibilité du travail cognitif et son organisation dans le temps et l’espace.

A quoi sert un bilan neuropsychologique ?

Le bilan sert à évaluer la capacité fonctionnelle de l’individu, c’est à dire sa faculté à réaliser des activités de la vie quotidienne en accord avec ce que son âge lui permet de réaliser et ce sans supervision. Cette capacité est étroitement liée au concept d’autonomie.

A qui s’adresse un bilan neuropsychologique ?

Le bilan neuropsychologique s’adresse à tous les âges. Chez les enfants entre trois et six ans, il permet d’évaluer différentes fonctions qui seront d’une grande importance dans sa future réussite scolaire.

Chez l’enfant scolarisé et l’adolescent, le bilan permet d’approfondir la compréhension de son fonctionnement, de ses problèmes, en dessinant un profil de ses points forts et points faibles dans chacun des domaines explorés (langage, mémoire, visuoperception, fonctions exécutives, etc.)

Chez les adultes, le bilan est tout aussi utile quand est suspectée une détérioration du fonctionnement.

Quels sont les signes d’alerte ?

  • Enfants avec un retard dans le développement de leurs fonctions comme le langage, l’écriture, le calcul, les fonctions motrices.
  • Enfants avec un historique de problèmes de santé mentale et cognitive.
  • Enfants qui ont connu une naissance difficile et qui ensuite présentent des troubles d’apprentissage.
  • Enfants hyperactifs, avec des problèmes d’attention et de concentration.
  • Enfants avec des troubles des conduites.
  • Adultes avec des difficultés pour se repérer dans le temps et l’espace.
  • Adultes qui présentent une aphasie (troubles du lange) une apraxie (troubles moteurs), une agnosie (problèmes de perception), des troubles du comportement et des troubles de la mémoire.

Article rédigé par Florence Ronco, Psychologue, Paris 5